Exposition de Julien Boily & Mathieu Valade – du 14 mai au 28 août 2016

Julien Boily - Manhattan soleil levant - 168x100cm

Julien Boily – Manhattan soleil levant – 168x100cm

Julien Boily

Julien Boily

Julien Boily - Mathieu Valade

Julien Boily – Mathieu Valade

Mathieu Valade - Période Romantique - tirage numérique 70x100cm

Mathieu Valade – Période Romantique – tirage numérique 70x100cm

Inspiré par le travail des anciens maitres de l’âge d’or de la peinture (XVII e siècle), Julien détourne les codes picturaux de cette époque pour représenter des scènes contemporaines. Il abandonne ainsi, toute quête d’invention formelle et utilise ce médium pour ces fonctions initiales de représentation du réel. La peinture participe alors à l’œuvre en tant qu’élément sémantique en soi au même titre que ce qui est représentés dans ses tableaux. C’est ainsi que, dans ses dernières propositions picturales, il joue d’ironie en peignant des natures mortes constitués principalement de marchandises modernes éphémères au moyen d’une technique ayant subie l’épreuve du temps. Cette stratégie lui permet non seuleument d’aborder le concept d’obsolescence programmée mais aussi, grâce au caractère nostalgique de ses images, de nous confronter à notre propre rapport aux objets, aux souvenirs qu’ils leurs sont rattaches et aux informations qu’ils peuvent contenir. Ces objets nous ramènent alors, par analogie, à l’absurdité de nos modes de consommation et par le fait même, à la manière d’un memento mori, à notre propre faillibilité.

Inspired by the work of the old masters of the golden age of painting (seventeenth century), Julien Boily diverts pictorial codes of that time to represent contemporary scenes. He thus abandoned any pursuit of formal invention and uses this medium for its original functions of representation of reality. The painting then participates in the work as part semantics in itself as well as what is represented in his paintings. Thus, in his latest pictorial proposals, he plays with irony by painting still lifes composed mainly of ephemeral modern goods through a technique which has withstood the test of time. This strategy not only allows him to approach the concept of programmed obsolescence but also, thanks to the nostalgic character of his images, confronts us with his own relationship to objects, the memories they are attached to and the information they may contain. These objects then bring us back, by analogy, to the absurdity of our ways of consumption and by extension, like a memento mori, to our own fallibility.

La pratique artistique de Mathieu explore les rapports de contradictions existant entre les formes simples et les images qu’elles peuvent évoquer une fois détournées. La production d’objets sculpturaux ou de dessins, toujours avec un souci de mettre de l’avant une plasticité forte, se voit hybridée à des éléments de représentations simples (typographie, logos, pictogrammes, formes géométriques) dans le but de soulever de nouveaux potentiels d’interprétation. Considérant l’objet artistique comme un artifice, les sculptures et les dessins qu’il propose demandent l’exercice de faire un certain « saut » dans l’illusion : associer les éléments graphiques ou plastiques dans le but d’en déceler l’image, ouvrir un tiroir, pénétrer dans la sculpture, etc. L’image n’est jamais complètement donnée, elle est à construire. Elle est proposée par la juxtaposition de différents évènements plastiques, de formes, de percées, de répétitions, de signaux lumineux, comme un décor dont les éléments prennent sens par un exercice d’association des signes. Plusieurs de ses travaux revisitent des genres, des modes de production ou même des œuvres issues de moments de l’histoire de l’art pour lesquels il ressent un intérêt tout particulier. Ainsi, une sorte de dialogue s’est installé dans sa pratique avec le minimalisme, l’art conceptuel et la modernité artistique en général. Sans être la clé de la lecture de ses œuvres, cet aspect de citation propose un second ordre de lecture, comme si elles comportaient un code latent issu de l’histoire de l’art. Dans sa pratique sculpturale, l’œuvre vient souvent s’intégrer au lieu, de manière à y puiser son sens ou à en souligner la fonction : les balles de foins au champ, la colonne au musée, le panneau publicitaire aux abords de la route. L’échelle des objets confronte à la fois le lieu et le visiteur, par ses dimensions s’apparentant à celles du monument. Il en résulte une pratique voisine de l’in-situ, où le contexte nourrit l’intervention et où l’intervention nourrit le contexte.

My artistic practice explores contradiction relationships existing between simple shapes and the images they can evoke once diverted. In order to raise new interpretation possibilities, the production of sculptural objects or drawings, always with a view to put forward high plasticity, is hybridized to elements of simple representations (typography, logos, pictographs, geometric shapes.)
Considering the artistic object as artifices, the sculptures and drawings I propose require a “leap” into illusion: association of graphic and plastic elements, in order to reveal the image, to open a drawer, to get into the sculpture, etc. The image is never completely given. It is to be assembled. It is made of juxtaposed plastic events, shapes, breaches, repetitions, and light signals – a scenery whose elements are defined by a combination of signs.
Many of my creations revisit genres, production methods or even works from moments in art history for which I have particular interest. Thus, a sort of dialogue was installed in my practice between minimalism, conceptual art, and artistic modernity in general. Without being the key to the interpretation of my work, the quote aspect provides a second reading order, as if it involved a latent code from art history.
In my sculptural practice, the work often integrates the space to draw its meaning from it or highlight its function: hay bales in a field, a column in a museum, a billboard along the road. The scale of the objects confronts both the place and the visitor, by its dimensions resembling those of a monument. This results in a practice close to in situ, in which the context feeds the action, and in which the action feeds the context.

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